La « comptabilité verte » : principe et fonctionnement

Actualité publiée le 10 November 2021

La comptabilité verte désigne les informations comptables qui donnent des indications quant au rapport à l’environnement d’une entreprise. Le but est de faire apparaître dans les comptes officiels d’une structure les critères RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises). C’est l’application des principes de développement durable au monde de la comptabilité. Comment fonctionne ce principe éco-responsable en pratique ?

La comptabilité verte : qu’est-ce que c’est ?

La volonté des pouvoirs publics français et européens de promouvoir un système plus attentif à son impact écologique s’est traduite par des règlements qui contraignent les entreprises à tenir compte de leurs coûts environnementaux. Dans cette optique, la comptabilité verte se positionne comme un puissant outil de gestion et de traçabilité.

En effet, des méthodes de comptabilité révolutionnaires intègrent l’environnement dans les pratiques et les calculs comptables d’une société (en lui fournissant des outils de mesure de son coût environnemental). La « comptabilité verte » contribue ainsi à moderniser les modes (et les philosophies) de gestion des entreprises, en privilégiant des actions à long terme.

Véritable partenaire d’une transition écologique, c’est le reflet d’un changement culturel important. Ainsi, il est demandé aux structures de faire apparaître leurs initiatives environnementales dans leurs états financiers. Cet exercice n’est pas évident à mettre en place sur le plan pratique.

Des initiatives ont vu le jour, comme la Global Reporting Initiative qui développe des directives globales que les entreprises peuvent suivre afin de rendre compte de leurs performances économiques et environnementales. Ce modèle commence d’ailleurs à être suivi par tous les types de structures : sociétés économiques, organisations gouvernementales ou non-gouvernementales.

La comptabilité verte : une disciple en plein essor

L’objectif de la comptabilité verte, c’est de stabiliser des démarches attentives aux questions environnementales des sociétés. Pour cela, les méthodes comptables vertes doivent apporter de la valeur monétaire à ces actions en simplifiant les procédures et les étapes de report des informations. À ce titre, on peut citer la méthode CARE.

Selon cette technique, les experts-comptables sont amenés à gérer le capital financier, mais aussi humain et naturel d’une entreprise. Avec les mêmes règles comptables, les professionnels sont amenés à piloter ces 3 types de capitaux. Le principe, c’est qu’une entreprise dispose à sa création d’un capital financier (apporté par ses actionnaires), qu’elle ne doit pas dégrader, mais bien faire évoluer. Il en va de même pour ses capitaux humains et naturels : l’entreprise bénéficie d’un écosystème qu’elle utilise pour créer de la valeur et qu’elle doit donc préserver afin de poursuivre le développement de ses activités.

La comptabilité verte est donc le reflet de la préoccupation grandissante pour l’environnement et le développement durable de la part des acteurs du marché international. Les professionnels de la comptabilité, de la gestion et de la finance ont un rôle à jouer dans le développement d’un système économique éco-responsable. À ce titre, les étudiants de l’ENGDE sont sensibilisés aux questions de la comptabilité verte. Ils bénéficient ainsi d’un apprentissage technique de très haut niveau académique qui est en phase avec les dynamiques actuelles de leur secteur.

La comptabilité verte n’en est qu’à ses débuts et son développement est fulgurant. L’urgence climatique et la volonté des régulateurs mondiaux d’aller vers une économie plus responsable contraignent les entreprises à s’entourer d’experts spécifiquement formés.

Formation comptable : préparer son DCG

Actualité publiée le 2 November 2021

Le DCG (Diplôme de Comptabilité et Gestion) est un diplôme d’Etat dans le domaine de la comptabilité et de la gestion. Il peut être obtenu à l’issue de trois années d’études supérieures après le baccalauréat, et confère le grade de licence à son détenteur. Quelles sont les clefs pour bien préparer son DCG ?

Préparer son DCG grâce à une formation spécifique

L’obtention du DCG représente la première étape importante de la filière d’expertise comptable. La réussite de ce diplôme permet ensuite de se préparer au passage du DSCG (le Diplôme Supérieur de Comptabilité Générale, de Niveau bac +5), puis du DEC (le Diplôme d’Expertise Comptable, de niveau bac +8).

L’examen du DCG se divise en 13 épreuves obligatoires (12 écrits +1 oral), et il est aussi possible de s’inscrire à une épreuve facultative de langue étrangère (autre que l’anglais) pour éventuellement gagner des points. Ces épreuves exigent de posséder des connaissances pointues dans des disciplines variées (en économie et en droit fiscal par exemple), et c’est pour cela qu’il est vivement conseillé de préparer son DCG via une formation spécialisée.

 L’ENGDE par exemple, propose un cursus exclusivement consacré à la préparation des différents diplômes de la filière comptable : l’étudiant peut donc s’y inscrire pour préparer son DCG dans les moindres détails, et s’il le souhaite, il pourra poursuivre sa formation pour la préparation de son DSCG.

Une organisation irréprochable

Dès la première année de préparation au DCG, l’étudiant doit faire preuve d’une assiduité et d’un sérieux irréprochables, car les enjeux de cette période sont déterminants. C’est en effet à ce moment-là que l’étudiant doit acquérir toutes les bases nécessaires à l’univers de la comptabilité, et ce socle de connaissances lui sera indispensable pour la poursuite de sa scolarité. Il ne doit donc pas hésiter à poser des questions aux différents intervenants lorsqu’il a des doutes sur la compréhension d’un sujet, ou sur sa méthodologie de révisions.

Pour l’étudiant désireux de mettre toutes les chances de son côté, il est préférable de contrôler ses connaissances en réalisant fréquemment des cas pratiques : c’est le meilleur moyen de s’assurer qu’un module a bien été assimilé. Par ailleurs, il faut savoir que le fait de noter rapidement ses cours sur ordinateur est rarement suffisant pour bien préparer son DCG. L’étudiant peut donc les reprendre en les synthétisant sur papier, car c’est l’occasion idéale de se remémorer leur contenu !

Pour valider son DCG, l’étudiant doit également suivre un stage en entreprise d’une durée minimale de 8 semaines. Il ne faut surtout pas négliger l’importance du rapport de stage, et pour ne rien oublier, il est conseillé d’entamer sa rédaction le plus tôt possible ! Là encore, l’étudiant ne doit pas hésiter à solliciter ses intervenants pour l’aider à bien définir le choix de son sujet, de sa problématique ou de son plan.

L’obtention du DCG exige donc de faire l’objet d’une préparation rigoureuse de la part du candidat, qui doit montrer beaucoup de sérieux et d’organisation. Indépendamment de ce savoir-être, il doit maîtriser de nombreuses connaissances propres à la gestion et à la comptabilité. Pour cette raison, il est préférable de préparer ce diplôme au sein d’un établissement spécialisé.

DSCG : quels débouchés possibles ?

Actualité publiée le 20 October 2021

Le diplôme supérieur de comptabilité et de gestion est indispensable aux étudiants qui souhaitent devenir experts-comptables. Deuxième niveau de la filière, après le DCG et avant le DEC, il offre une insertion immédiate et facile dans le monde du travail et une multitude de débouchés professionnels : lesquels ?

 

DSCG : les débouchés à l’issue du diplôme

Un étudiant diplômé du DSCG peut immédiatement décider de se lancer dans la vie active. Dans le cadre de sa formation en comptabilité, il aura bénéficié d’occasions de suivre des stages en entreprises de niveau professionnel (c’est d’ailleurs un élément nécessaire à la passation de l’examen du DSCG).

Ainsi, les étudiants peuvent se voir offrir un emploi stable au sein de la même structure que celle où ils ont suivi leur stage professionnel. Pour ceux qui préfèrent rechercher un emploi au sein d’une autre société ou d’un cabinet comptable, l’expérience professionnelle acquise et cumulée dans le cadre de leurs études sera un point activement étudié par les services des Relations Humaines.

L’obtention du DSCG offre divers débouchés :

– Contrôleur de gestion,

– Chef comptable,

– Responsable d’un service d’Audit financier ou comptable,

– Responsable administratif et financier d’une structure,

– Responsable d’un portefeuille client dans un cabinet d’expertise-comptable,

– Risk Manager, Credit Manager ou Trader.

 

Les débouchés ouverts par le DSCG

L’obtention du DSCG vise à former les futurs professionnels de la Finance, de la Comptabilité et de la Gestion. Il permet de prétendre immédiatement à des postes de managers stratégiques au sein de structures privées, d’organisations ou de la fonction publique. Il atteste de la maîtrise des techniques comptables, juridiques et financières attendue des titulaires de postes à responsabilité du secteur.

Les étudiants ayant obtenu leur DSCG et qui souhaitent poursuivre leur parcours universitaire pourront chercher à atteindre le dernier jalon de la filière de l’expertise-comptable. En effet, ce diplôme est un titre nécessaire à l’inscription au DEC et, à terme, à l’ordre des experts-comptables, c’est le DSCG qui permet d’entrer dans le stage d’expertise de trois ans du DEC. Ainsi, en obtenant ce niveau intermédiaire de la filière de l’expertise-comptable, les étudiants s’ouvrent la voie à d’autres débouchés professionnels :

– Expert-comptable en cabinet ou en entreprise.

– Commissaire aux comptes.

Le haut niveau technique que requiert la réussite au DSCG nécessite de s’être préparé aux épreuves écrites et orales. Pour cela, de très nombreux étudiants suivent une formation à temps plein au sein d’un établissement spécialisé dans la gestion, la finance et l’expertise-comptable.

À ce titre, l’ENGDE propose deux parcours d’études. Les étudiants peuvent suivre une formation à temps plein ou des séminaires de préparation à la passation des épreuves des diplômes de la filière comptable.

 

Le DSCG est un diplôme de haut niveau académique qui nécessite technicité et rigueur. Il permet de s’insérer rapidement dans le monde du travail tout autant que de continuer pour compléter les jalons de la filière comptable.

La comptabilité analytique, qu’est-ce que c’est au juste ?

Actualité publiée le 13 October 2021

En apportant des indications objectives sur l’état financier d’une entreprise, la comptabilité analytique est un outil très puissant permettant à une entreprise de croître. Regardons cette discipline de plus près.

 

Qu’est-ce que la comptabilité analytique et à quoi sert-elle ?

La comptabilité analytique est une discipline qui reprend les données comptables d’une entreprise pour en détailler les différents coûts. C’est un excellent outil de pilotage et de gestion de l’entreprise.

  • Une vision détaillée

Alors que la comptabilité générale est un indicateur de la santé financière globale de l’entreprise au moment du bilan, la comptabilité analytique offre une vision plus précise de son activité en analysant les coûts par produit, poste et activité.

  • Un outil de gestion

La comptabilité analytique traite et analyse les informations brutes fournies par la comptabilité générale qui permettent au dirigeant de mettre en place une stratégie décisionnelle pour améliorer ses résultats.

  • Un indicateur de données

Obtenir des informations détaillées est utile pour une entreprise qui souhaite performer et augmenter son chiffre d’affaires. Grâce à ces éléments, le dirigeant pourra élaborer des prévisions budgétaires qui expliqueront les conséquences générées par les écarts de coûts.

La mise en place d’une comptabilité analytique s’avère donc nécessaire pour toute société qui souhaite maîtriser ses dépenses et contrôler son budget de façon précise.

 

Les méthodes de comptabilité analytique

Les méthodes de calcul des coûts dans la comptabilité analytique sont nombreuses : coûts complets, coûts directs, coûts standards, coûts variables et méthode ABC sont les principales méthodes qu’il faut retenir.

  • Le calcul des coûts complets permet de déterminer le coût de revient d’un produit ou service vendu en cumulant l’ensemble des coûts nécessaires de la fabrication à la vente. Il faut différencier les charges directes affectées à un produit des charges indirectes qui sont réparties par centre de travail (approvisionnement, production et distribution). Les unités d’œuvre sont fixées par centre pour déterminer le volume à imputer à chaque produit ou service.
  • Le calcul des coûts directs (ou direct costing) est une méthode qui prend en compte les coûts variables et les coûts fixes pour déterminer le plus précisément possible le seuil de rentabilité d’une entreprise.
  • Le calcul coûts standard (ou méthode des coûts préétablis) consiste à fixer à l’avance les coûts que l’entreprise devra supporter et ensuite comparer ces estimations aux charges réellement investies. Cette méthode permet de calculer les marges de l’entreprise et d’établir des budgets prévisionnels.
  • Le calcul des coûts variables prend uniquement en considération les dépenses liées directement à l’activité de l’entreprise. Les coûts baissent quand l’activité diminue et augmentent lorsqu’elle se développe. Ce mode de calcul permet de déterminer le seuil de rentabilité de l’entreprise.
  • La méthode ABC (Activity Based Cost) consiste à calculer les coûts de revient par activité. L’entreprise doit être divisée par activité (elle-même subdivisée en un ensemble de tâches pour contribuer à la valeur d’un produit ou service) pour faire le lien entre les activités et les charges puis les relier aux produits grâce à un indicateur de coûts.

 

La comptabilité analytique est un outil de gestion fiable, indicateur de performance d’une entreprise et indispensable à la prise de décision. Une entreprise qui souhaite améliorer ses résultats aura intérêt à faire appel à un expert qualifié qui aura les compétences et la formation adéquate en comptabilité pour mener à bien ses opérations. L’ENGDE, école de gestion et d’expertise comptable forme chaque année des professionnels de haut niveau aux métiers de la comptabilité et de la gestion d’entreprise qui seront capables de mettre en place toutes ces méthodes au terme de leurs études.

ENGDE : l’inclusion au cœur de cette nouvelle année

Actualité publiée le 5 October 2021

L’ENGDE rouvre ses portes pour cette rentrée 2021-2022. Etudiants, professeurs et membres de l’administration se retrouvent sur le campus, 8-14 passage de la Main d’Or, dans le 11ème arrondissement de Paris, avec la volonté de faire de l’inclusion un sujet majeur pour cette nouvelle année.

 

Nouveaux étudiants, nouvelle équipe, nouveaux objectifs. Pour cette rentrée 2021-2022, tous les acteurs de l’ENGDE souhaitent être à la hauteur de leurs ambitions. Après une année compliquée dû à la pandémie, Christelle JONDOT, la directrice, se languit de retrouver ses élèves : « J’attends des cours 100% en présentiel, avec des étudiants motivés et heureux de venir à l’école, ainsi qu’une vraie volonté des intervenants de les accompagner vers la réussite ».

 

Un maître-mot : l’égalité

Outre la hâte de travailler avec ses étudiants, Christelle JONDOT souhaite également faire de l’égalité le fer de lance de cette rentrée. En résumé, tout ce qui relève de la Responsabilité Sociale des Entreprises (RSE) : « L’entreprise est responsable de la société avec un grand S. Et cela passe par les notions d’égalité homme-femme. Expliquer à nos élèves qu’il ne doit pas y avoir de plafond de verre, qu’une femme peut faire carrière dans des métiers traditionnellement réservés aux hommes. ». Une volonté de sensibilisation qui va au-delà de l’égalité homme-femme en milieu professionnel, explique Raphaèle ANGOULVENT, l’attachée de promotion de l’ENGDE : « J’ai cru comprendre par le biais de quelques étudiantes, que certains hommes n’avaient pas encore compris ce qu’était le respect du corps de la femme. Cela a un réel impact sur la vie de ces élèves, et de fait, sur leurs études. ». Un des moyens envisagés par l’ENGDE pour lutter contre ces incidents est de faire venir des intervenant(e)s spécialisé(e)s sur le consentement.

 

L’inclusion au cœur des préoccupations

L’inclusion est une notion indispensable à prendre en compte dans le milieu de l’éducation, surtout pour accompagner les étudiants en situation de handicap. Il est impératif de déterminer le rôle qu’une entreprise va leur attribuer. L’ENGDE souhaite faire de ce sujet un enjeu majeur dans son projet de sensibilisation. « Le handicap que l’on connaît tous est celui de l’individu en fauteuil roulant. Comment va-t-on aménager son espace de travail ? Quelles tâches peut-on lui attribuer et quelles tâches ne peut-on pas ? Au-delà de ça, avoir une pensée solidaire envers son collègue. » relève Christelle JONDOT. Afin de sensibiliser les étudiants de l’ENGDE, Raphaèle ANGOULVENT émet l’idée de faire venir des employés du Café Joyeux, un restaurant solidaire parisien. Cette entreprise a comme particularité d’avoir un personnel composé de personnes majoritairement atteintes de trisomie 21 ou de troubles cognitifs comme l’autisme. « On pourrait leur proposer d’installer un stand de nourriture dans l’école, avec quelques membres de l’équipe qui seraient parmi nous afin d’aborder l’inclusion » propose l’attachée de promotion. Tant de combats que souhaite mener l’ENGDE.

 

L’école souhaite également garantir le plein épanouissement de ces étudiants dans leur nouvelle vie. Cela passe notamment par la mise en place d’un BDE. « On peut faire de la comptabilité et être une vraie école de commerce, fun et pleine d’activités. La compta, c’est sexy ! » tient à rappeler Christelle JONDOT. Un bon moyen pour les élèves de décompresser et de créer des souvenirs inoubliables.

Quelle voie suivre pour devenir gestionnaire de paie ?

Actualité publiée le 29 September 2021

Le gestionnaire de paie prend en main les procédures techniques et administratives en lien avec les salariés d’une structure. Quelles sont les compétences attendues pour devenir gestionnaire de paie et comment les acquérir ?

Quelles compétences acquérir pour devenir gestionnaire de paie ?

Le gestionnaire de paie peut exercer dans une entreprise, dans un cabinet d’expertise comptable, dans un centre de gestion, une agence d’intérim ou dans la fonction publique. C’est le professionnel qui se charge d’établir les bulletins de salaire des employés d’une structure. Pour ce faire, il doit connaître la législation à propos des primes, des heures supplémentaires, des congés et des cotisations sociales et savoir comment saisir, déduire et vérifier ces items sur les fiches de paie.

Pour devenir gestionnaire de paie, il faut donc avoir de solides connaissances en droit du travail et constamment procéder à une veille de son domaine, afin de rester toujours dans la légalité. Si une loi vient d’entrer en vigueur, le gestionnaire de paie doit impérativement et immédiatement l’intégrer dans ses calculs. S’il peut travailler ponctuellement avec des juristes à l’interprétation de certains textes, il est crucial qu’il soit indépendant dans son travail, afin de gagner en efficacité.

De nos jours, il lui est demandé de maîtriser un certain nombre de logiciels professionnels. Selon les postes et les structures, la maîtrise de l’anglais est un véritable plus.

Enfin, pour devenir gestionnaire de paie, il faut faire preuve de compétences humaines telles que le sens des responsabilités, la confidentialité et l’esprit d’équipe. En effet, qu’il travaille au sein d’un cabinet ou d’une entreprise, le gestionnaire de paie est amené à travailler avec les collaborateurs de tous les services. Il doit être capable de renseigner les salariés sur leur bulletin de paie, les informer et les conseiller si besoin.

Comment devenir gestionnaire de paie ?

Pour devenir gestionnaire de paie, il faut suivre une formation technique en gestion et comptabilité. S’il est possible d’accéder à la fonction après un DUT, il est fortement conseillé aux étudiants de poursuivre leurs études au moins jusqu’à un niveau bac +3.

En suivant une formation préparant aux diplômes d’État comme le DCG par exemple, l’étudiant pourra travailler directement comme gestionnaire de paie. En revanche, une solide expérience professionnelle est demandée par les recruteurs du secteur. Une formation en alternance est vivement recommandée.

Idéalement, le professionnel a suivi un parcours universitaire spécialisé et technique jusqu’au niveau bac +5 dans une école spécialisée. En effet, pour devenir gestionnaire de paie, il est possible de suivre une formation de type Mastère dans les domaines de la comptabilité, de la gestion ou encore des ressources humaines. À ce titre l’ENGDE, établissement d’enseignement privé spécialisé dans la gestion, la finance, et l’expertise-comptable, propose des cursus qui permettent aux étudiants de devenir gestionnaire de paie.

Il est possible de devenir gestionnaire de paie à condition de justifier d’un solide bagage académique et d’une formation professionnelle complémentaire. C’est pourquoi se former dans un établissement spécialisé est judicieux et apprécié des professionnels du secteur.

Absence de comptabilité : quelles conséquences ?

Actualité publiée le 21 September 2021

Les sociétés françaises comme les associations sont dans l’obligation de tenir une comptabilité. Seules certaines entreprises, relevant d’un régime fiscal spécial en sont exemptées (comme le Micro-BIC par exemple). Une omission ou une inexactitude sur les comptes d’une personne morale sont caractérisées et sanctionnées par le droit pénal, fiscal ou commercial. Qu’advient-il pour une structure professionnelle en l’absence de comptabilité ?

Absence de comptabilité : des sanctions fiscales, pénales et commerciales

Le non-respect des obligations comptables des entreprises entraîne de sévères sanctions, qui sont régies par le droit pénal, le droit commercial et le droit fiscal. Par exemple, le Code Général des Impôts sanctionne de 500 000 euros d’amende et cinq ans de prison l’omission de passation d’écriture.

Lorsque l’administration fiscale découvre une absence de comptabilité, la première sanction est la taxation d’office. Dans ce cas, le contrôleur fiscal va reprendre les relevés bancaires de l’entreprise (les tickets de caisse notamment) et reconstituer un chiffre d’affaires probable sur lequel il appliquera un pourcentage. Attention, en cas de contrôle, la charge de la preuve est inversée. C’est à l’entreprise d’apporter la démonstration de son innocence ou du montant réel de son chiffre d’affaires.

En droit commercial, l’absence de comptabilité peut entraîner : la banqueroute ou la faillite personnelle du dirigeant, ainsi que l’interdiction de gérer une autre société.

Absence de comptabilité ou inexactitude des comptes ?

L’inexactitude des comptes n’est pas tout à fait la même chose que l’absence de comptabilité au regard du droit fiscal. Dans les cas d’inexactitudes les plus importantes, l’administration peut prononcer un rejet de comptabilité. Il s’agit généralement de dissimulation de recettes ou d’écritures comptables ne permettant pas de contrôler les entrées et les sorties des capitaux de la structure.

C’est l’administration fiscale qui reconstituera dans son intégralité le chiffre d’affaires théorique de la structure. Pour cela, elle observera les achats de l’entreprise ou l’enrichissement de son dirigeant. Des intérêts de retard pour paiement tardif seront appliqués, auxquels peut s’ajouter une majoration de 40 % à 80 % selon que la volonté du contribuable est démontrée ou non.

Enfin, l’inexactitude des comptes est différente de la comptabilité fictive. Cette manœuvre tombe sous le coup de deux délits : le délit de présentation de bilan inexact et celui de distribution de dividendes fictifs. C’est le Code de commerce qui sanctionne ces fraudes  de 375 000 euros d’amende et de cinq ans d’emprisonnement pour les dirigeants.

La prise en main d’une comptabilité saine et fiable est un acte professionnel qui soit être effectué et vérifié par des experts-comptables inscrits à l’ordre de la profession. L’ENGDE forme les professionnels de la filière comptable depuis 1965. De très hauts niveaux techniques et académiques, ses formations bénéficient de la modalité de l’apprentissage en alternance.

Les dirigeants peuvent se retourner contre le cabinet comptable qui a pris en charge leur fiscalité, s’il s’avère que l’absence de comptabilité provient d’une erreur professionnelle. Afin de prendre en main sereinement la fiscalité des entreprises et d’éviter les fautes graves, il faut suivre une solide formation en gestion, comptabilité et fiscalité.

DCG, DSCG et DEC : tout savoir sur les diplômes comptables

Actualité publiée le 14 September 2021

Aujourd’hui, il existe trois diplômes spécialisés dans les métiers de la comptabilité : le DCG (Diplôme de Comptabilité et de Gestion), le DSCG (Diplôme Supérieur de Comptabilité et de Gestion), et enfin le DEC (Diplôme d’Expertise-Comptable). Quelles sont les principales différences entre ces certifications ? 

Diplômes comptables

Un cursus spécifique

Le DCG, DSCG et le DEC correspondent tous à un diplôme de comptabilité reconnu par l’Etat. Concrètement, chacun d’entre eux renvoie à un niveau d’études précis. Pour commencer, le DCG correspond à un niveau bac+3, et offre un grade de Licence. La possession de cette certification permet d’accéder à des postes très recherchés sur le marché de l’emploi : Comptable, Contrôleur de Gestion, Spécialiste de la Comptabilité Financière…

Le DCG permet également de préparer l’étudiant à passer le DSCG, qui s’étale sur une durée de deux ans et confère un grade de niveau Mastère. L’obtention du DSCG ouvre la voie à des postes stratégiques : Responsable de Comptabilité, Analyste Financier, Responsable de Mission…

Si au terme de son DSCG, l’étudiant souhaite embrasser une carrière d’Expert-Comptable, une poursuite d’études est alors nécessaire, car il s’agit d’un diplôme de niveau bac+8. Il doit alors effectuer un stage rémunéré d’une durée totale de trois ans, pour être autorisé à s’inscrire à l’examen du DEC et devenir Expert-Comptable.

 

Concernant les modalités d’épreuves, la session du DCG a lieu une fois par an, et est accessible à partir du niveau baccalauréat. Le DCG se divise en 13 unités d’enseignements (UE), et l’une d’elles correspond à un stage en entreprise de huit semaines minimum. Le DSCG, quant à lui, est ouvert aux personnes possédant le DCG (et parfois certains diplômes équivalents). Il se compose de 7 unités d’enseignements, dont un stage de seize semaines minimum. Enfin, le DEC se divise en 3 épreuves, et est accessible aux personnes justifiant du DSCG.

 

Préparer l’obtention de ses diplômes

Afin de décrocher ces trois diplômes indispensables à la profession d’Expert-Comptable, de très solides connaissances sont nécessaires. Les épreuves portent en effet sur des disciplines pointues, telles que l’économie contemporaine, la comptabilité approfondie, ou encore la gestion juridique.

Par conséquent, il est vivement conseillé de préparer ces examens au sein d’une école spécialisée dans la gestion et l’expertise-comptable. Certains établissements, tels que l’ENGDE, proposent des formations spécifiquement consacrées aux UE de référence du DCG et du DSCG.

Les enseignements abordés au cours de ce type de formation sont variés : finance d’entreprise, contrôle de gestion, droit fiscal, comptabilité et audit, économie… Ils permettent ainsi aux étudiants d’optimiser leurs chances de décrocher leur diplôme, tout en découvrant l’ensemble des facettes des métiers de la comptabilité. La plupart du temps, ces cursus peuvent être suivis en alternance, ce qui représente une excellente opportunité de renforcer son expérience sur le terrain. 

 

La filière de la comptabilité offre donc une importante flexibilité à l’étudiant, qui a la garantie de trouver un emploi quel que soit son niveau d’études. De nombreux postes sont en effet accessibles à partir de l’obtention du DCG, mais l’étudiant peut parfaitement choisir de poursuivre ses études en DSCG, voire en DEC, pour accéder à des postes encore plus qualifiés.

Focus sur les notions de base de la comptabilité générale

Actualité publiée le 8 September 2021

La comptabilité générale qui collecte et enregistre les données financières de l’entreprise lui permet de faire un bilan global sur son patrimoine et de mesurer ses performances. Quelles sont les notions de base de cette discipline et quels sont les outils qu’elle utilise ?

 

Qu’est-ce que la comptabilité générale et quelle est son utilité ?

La comptabilité générale est un système d’organisation qui identifie les opérations d’une entreprise et les enregistre sur le plan financier dans des comptes prévus à cet effet. C’est un outil de gestion pertinent qui fournit au dirigeant des indicateurs fiables sur la santé financière de l’entreprise : ce qu’elle possède (son patrimoine) et ce qu’elle doit (ses dettes).

La comptabilité générale est obligatoire pour toute entreprise qui exerce une activité commerciale, artisanale, industrielle ou libérale. Cependant, les obligations comptables varient selon le statut de l’entreprise : les entreprises individuelles bénéficient d’aménagements importants alors que les micro-entreprises (ou auto-entreprises) bénéficient d’une comptabilité allégée par rapport aux sociétés commerciales.

Une entreprise soumise à une comptabilité générale se doit de traduire tous ses flux sous forme d’enregistrements comptables. Les journaux doivent faire figurer les pièces justificatives qui vont servir de preuves aux opérations comptables (factures, tickets de caisse, déclarations de TVA, etc.) Chaque pièce génère une écriture comptable qui a une incidence sur les finances de l’entreprise : enregistrement en débit (augmentation de charge) ou en crédit (diminution de charge).

 

Les documents obligatoires de la comptabilité générale

Le comptable ou l’expert comptable qui clôture un exercice génère trois états financiers de la situation de l’entreprise et doit produire des documents obligatoires qui traduisent ces états : le bilan, le compte de résultat et l’annexe.

  • Le bilan résume le patrimoine de l’entreprise à un moment donné (celui de la clôture de l’exercice comptable) avec d’un côté ce qu’elle possède (actifs) et de l’autre ce qu’elle doit (passifs)
  • Le compte de résultat traduit le résultat des opérations de l’exercice passé et mesure la performance de l’entreprise en calculant la différence entre les produits (ventes) et les charges (achats) sur une période déterminée. Il permet d’analyser le résultat d’exploitation, le résultat financier, le résultat exceptionnel et le résultat net comptable
  • L’annexe est une note explicative qui fournit un complément d’information au bilan et au compte de résultat afin de mieux comprendre les états financiers de l’entreprise

Une entreprise qui a pour obligation de tenir une comptabilité générale peut le faire soit en interne si elle a les ressources et compétences nécessaires pour le faire soit en externe en faisant appel à un comptable ou un expert comptable certifié. Pour cela, elle peut recruter des candidats qualifiés qui sortent d’une école de comptabilité et de gestion comme l’ENGDE.

 

La comptabilité générale est un outil fiable de gestion d’une entreprise. En traduisant les mouvements et opérations de l’entreprise, elle produit des éléments de synthèse permettant de déterminer son état de santé financier et de mesurer sa performance afin de mettre en place des stratégies de développement adaptées.

Quelles sont les missions du risk manager ?

Actualité publiée le 1 September 2021

Encore relativement méconnue, la profession de risk manager se développe considérablement en France depuis quelques années, en particulier dans des secteurs tels que la banque ou les assurances. En quoi consiste précisément cette profession d’avenir ?

 

Anticiper les risques

Si le risk manager était initialement considéré comme un salarié effectuant des tâches de conformité et de régulation, son rôle a sensiblement évolué au cours de la dernière décennie. En effet, l’information circule plus vite que jamais entre les sociétés, et un évènement inattendu peut rapidement bouleverser leur organisation.

Dans ce contexte, le risk manager doit être en mesure d’apporter une valeur stratégique à l’organisation de son entreprise. Sa mission principale est de prévenir les différents risques potentiellement encourus à la suite d’une décision. Concrètement, il doit donc évaluer et limiter au maximum les risques pris par son employeur lorsqu’il s’engage dans une opération d’ordre financier, et réalise une veille technique et financière régulière. Il peut également être amené à négocier des meilleurs tarifs pour des contrats sur-mesure.

Au quotidien, le risk manager optimise le rendement financier sur un risque encouru et veille à déterminer les points de fragilité de son entreprise. Il anticipe les différentes éventualités, calcule leurs répercussions financières et réalise des contrôles réguliers. Il lui arrive également de proposer des mesures à titre préventif. Il peut s’agir par exemple de l’installation d’un système de protection contre le piratage informatique ou de l’ajout de clauses spécifiques sur un contrat commercial.

Le métier de risk manager est particulièrement tactique puisque cet expert doit définir un juste équilibre entre sécurité financière et rentabilité de l’entreprise.

 

Devenir risk manager

Le risk manager est avant tout responsable de la gestion des risques financiers d’une société. Pour exercer cette profession, il est donc impératif de posséder de solides connaissances économiques et fiscales.

Excellent communicant, le risk manager use de sa pédagogie pour expliquer ses décisions stratégiques et possède un bon esprit de synthèse et d’analyse. Très polyvalent, il atteste d’une large culture générale. Il est également impératif qu’il soit à l’aise avec la pratique de l’anglais, car son poste est généralement d’envergure internationale.

Le risk manager est un analyste financier, qui doit au minimum attester d’un niveau bac +5, avec de préférence une spécialisation en finance, gestion et économie. La possession d’un Mastère dans l’audit, ou du DSCG par exemple (Diplôme Supérieur de Comptabilité Gestion), est idéale pour accéder à ce type de poste. Certaines écoles de la gestion et de l’expertise comptable, comme l’ENGDE, proposent d’ailleurs un cursus spécialement consacré à la préparation du DSCG, ainsi qu’un Mastère Audit, Contrôle et Comptabilité.

Un risk manager débutant gagne en moyenne 2 400 euros brut mensuels. Au fil des années, cette rémunération peut atteindre jusqu’à 6 000 euros.

La profession de risk manager incarne incontestablement un métier d’avenir. Les sociétés commerciales sont à la recherche de profils pouvant leur permettre d’identifier les obstacles à leur croissance. Des compétences pointues et une large culture générale sont toutefois indispensables pour accéder à ce type de poste. C’est pourquoi il est fondamental de suivre une formation spécifique à ce domaine.

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